Chávez-Obama: a (new) love story ?

        «J’espère que ça ne nuit pas à Obama, mais si je venais des États-Unis, je voterais Obama», «Obama est un type bien (…) Je pense que si Obama était de Barlovento ou d’une banlieue de Caracas, il voterait pour Chavez.»

        Chavez annonçant qu’il voterait pour Obama… cela fait bien sûr grand bruit! Le président Vénézuélien, fraichement réélu, est coutumier de ce genre de déclaration choc mais celle-ci a le mérite d’être particulièrement intéressante.

Chavez ou Capriles ?

                Si Chavez a annoncé sa préférence pour Obama, ce dernier est loin d’en faire de même. En réalité, ni Obama ni Romney n’ont abordé de manière sérieuse la question des élections présidentielles au Venezuela et d’une possible réélection de Chavez. On aurait pu s’attendre à des prises de positions plus marquées mais faire de l’anti-Chavez n’aurait  été fructueux ni pour l’un ni pour l’autre des deux camps: aucun des deux candidats à la Maison Blanche ne souhaitait afficher publiquement leur position commune.

On prend les mêmes et on recommence

                Chavez réélu pour 6 ans, Obama pour 4. Peut-on s’attendre à des changements ? Il semble bien loin le temps où Chavez offrait le Best-seller de l’intellectuel uruguayen Eduardo Galeano à Obama, Las Venas Abiertas. Depuis, bien des promesses sont restées lettre morte: la fermeture de Guantanamo, des relations USA-Amérique Latine qui alternent entre indifférence et mépris. Pourtant, les attentes étaient grandes en 2008….et même cette année :

«Après notre triomphe et le supposé, probable triomphe du président Obama, avec les défaites de l’extrême-droite ici et là-bas, ajoute Chavez, j’espère que nous pourrons démarrer une nouvelle période de relations normales avec les Etats-Unis».

So wait and see…

Pétrole: business is business

                S’il y a un point sur lequel les deux dirigeants se rejoignent, c’est sur le terrain des affaires. Derrière cette opposition de façade souvent exprimée de manière violente (Chavez parlant de « l’Impérialisme Yankee » ou bien qualifiant  Bush de  » diable »  à la tribune de l’ONU »…), le Venezuela a, en réalité, besoin des USA …et les Etats-Unis du pétrole vénézuélien ! N’en déplaise à Chavez, le dollar reste un dénominateur commun incontournable. Même si celui-ci n’a pas d’odeur, il a une couleur politique et le dirigeant vénézuélien doit sûrement apprécier qu’il soit entre de « bonnes mains »(comprendre, démocrates).

La monnaie étasunienne serait-elle plus forte que le combat anti-impérialiste ?

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Une réponse à “Chávez-Obama: a (new) love story ?

  1. Bonjour,
    Je vous prie de m’excuser. Je n’ai malheureusement pas trouvé comment vous contacter autrement que par commentaire.
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